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Arrivés chez lui il claqua la porte derrière eux, puis sans la lâcher il l’emmena dans la salle de séjour et l’allongea sur la table. Il releva sa robe au-dessus de la taille, fit glisser le string sur ses chevilles, l’enleva et il inséra sa tête entre les jambes grandes ouvertes. Lentement il entreprit de lui donner la réciproque de la caresse qu’elle lui avait prodiguée dans la voiture.
Louise se cambrait sur la table, son corps s’arquait au rythme de sa jouissance, sa respiration devenait saccadée, et ses cuisses se serraient et se desserraient autour du visage de Nathan. Il continuait à l’amener de plus en plus loin dans l’extase. Lorsque le plaisir déferla en elle, elle se tendit plus encore, son sexe se colla à la bouche de son amant, et elle cria sa satisfaction d’un « ouiiii ! » interminable.
Ne la laissant pas se remettre de son orgasme, il se redressa, dégrafa son jean et la pénétra avec vigueur.
Il allait en elle avec d’amples et lents mouvements de reins, il reculait avant de repartir plus loin encore. Elle avait l’impression de l’entendre cogner au fond d’elle, il occupait toute la place, chaque millimètre de leur peau était en contact, et elle sentait les vagues du plaisir monter en elle, de plus en plus profond, de plus en plus fort. Le contact froid du bois perçu lorsqu’il l’avait étendue sur la table, avait disparu, les hanches maintenues par les mains de Nathan, le haut de son corps roulait d’un côté à l’autre. Elle sentit Nathan l’emplir plus encore, le rythme de la pénétration s’accéléra, leurs souffles se firent rauques et bruyants, et ils fusionnèrent dans un orgasme commun qui les laissa comblés. Le silence qui suivit contrastait totalement avec l’instant d’avant, donnant une coloration surréaliste à la situation. Son visage niché dans son cou, son amant était allongé sur elle, sa respiration lente et profonde lui caressant la nuque.
Ils reprirent peu à peu pied avec la réalité. Il se retira d’elle avec douceur déposant un baiser tendre sur son sexe, il l’attira vers lui, et ils allèrent s’asseoir sur le divan situé dans le coin salon de la pièce.
Aucun mot n’avait été prononcé depuis leur départ de la boîte de nuit, seuls leurs corps s’étaient exprimés, à ce stade du désir la parole n’avait pas lieu d’être.
Saisissant la télécommande posée sur l’étagère de la bibliothèque couvrant le mur à gauche du canapé, il alluma la platine laser. Diffusée par quatre hauts parleurs installés autour du sofa, la guitare de Stanley Jordan envahit l’espace, la pureté du son et la clarté des notes qui résonnaient dans le silence, apaisaient peu à peu les deux amants.
Il prit ses cigarettes et son briquet dans sa poche de veste, en alluma deux et lui en offrit une.
Les volutes de fumée s’élevant au-dessus de leur tête semblaient suivre le tempo de la musique.
Seule la lueur de la lune pénétrant par la fenêtre éclairait la scène, une atmosphère douce et suave les enrobait, et emportait leurs pensées sur des chemins paisibles. Ils paraissaient flotter sur les accords cristallins s’écoulant des enceintes.
Nathan savourait ce moment de plénitude. Les épisodes amoureux avec elle étaient toujours différents, mais le résultat en était toujours le même, une satisfaction complète du corps et de l’esprit. Si on lui avait demandé la définition du bien-être, il aurait répondu sans hésiter : « C’est ce que je ressens après avoir fait l’amour avec Louise. »
Il lui prit la main et la regarda intensément. Elle lui rendit son regard, ses yeux brillaient, exprimant ce dont elle avait envie plus clairement que des mots. Ses lèvres esquissèrent un fin sourire, elle n’eut pas besoin de parler pour lui faire comprendre que le désir à nouveau s’éveillait en elle.
Son amant la prit dans ses bras et lui murmura à l’oreille : « Il faudrait qu’on parle, c’est important. »
Les mots qu’il venait de prononcer le prirent au dépourvu, il n’avait rien prémédité, et ils étaient sortis comme ça.
Elle lui répondit sur le même ton qu’elle était d’accord, mais avant elle voulait qu’il calme le feu qui couvait dans son ventre.
Il accepta sans discuter. Il savait par expérience que tant que son corps ne serait pas rassasié, son esprit serait incapable de fonctionner sereinement. Il venait de comprendre qu’il était nécessaire qu’elle possède toutes ses facultés pour entendre, et surtout admettre, ce qu’il avait à lui dire.
Elle se leva et l’entraîna dans la chambre. Elle le déshabilla et l’allongea sur le lit. Enlevant sa robe elle s’installa au-dessus de lui, et s’assit sur son sexe dressé. Elle allait de haut en bas puis de bas en haut lentement, la tête droite, telle une fière amazone caracolant sur les rives de la volupté. Ses cheveux flottaient autour d’elle, encadrant son visage d’une couronne de feu.
Nathan s’abandonnait complètement, les yeux fermés, les mains accrochées à l’encadrement du lit, il se laissait porter par le plaisir qui montait en lui. Il appréciait cette passivité, elle intensifiait ses sensations, et les exacerbait au plus haut point.
Louise se cambra en arrière, les yeux clos elle aussi, et cessa de bouger.
Quelques secondes s’écoulèrent avant que Nathan n’ouvre les yeux et que son regard accroche celui de Louise qui se penchait vers lui. Elle sourit et reprit ses mouvements qui se firent plus vifs et plus pénétrants. Il sentit la jouissance venir au creux de ses reins et céda plus encore à la chaleur qui envahissait son ventre.
Le sexe de Louise prit vie, et se serra autour de celui de son amant. Son orgasme se joignit au sien, et à nouveau la fusion eut lieu.
Elle s’étendit sur lui, posa les mains de chaque coté de son visage, et l’embrassa tendrement, ses lèvres dévorant les siennes avec douceur.
Un moment après, elle se redressa et s’allongea près de lui.
Tout en lui caressant la cuisse, elle lui demanda :
- Tu voulais me dire quelque chose ?
- Oui, te parler de nous.
par Kildar
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Vue d'en face
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