Préambule

Tout suivre ?

Inscription à la newsletter

Faites Ma Pub' !

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Mardi 8 août 2006

 

J'ai commencé à écrire cette "histoire" il y a des années... Je me suis arrêté au Prologue...

Si vous avez envie d'écrire la suite ne vous gênez pas.... Je vous offre le début...

rologue

Un château drapé de funestes brumes se dressait aux confins du Royaume des Ténèbres.
Dans l’antre de Partak en haut du donjon se dégageait une étrange lumière. Son visage émacié et buriné par le temps sans pour autant donner une quelconque idée de son âge était masqué par la capuche de sa robe. Se tenant au centre d’un pentacle de feu il traça rapidement une rune dans l’espace et disparut dans un nuage de volutes pourpres.
Il franchi la Porte du Temps et apparut dans une pièce sombre où il n’y avait que poussières et toiles d’araignées éparses. Ayant jeté un sort d’invisibilité majeure avant de franchir la Porte il examina l’endroit dans ses moindres détails en toute quiétude. Le vide, le dénuement et l’abandon apparent de la chambre ne le surprirent pas, et l’abusèrent encore moins. Il dissipa la magie d’un geste : la vacuité qui protégeait la pièce disparut.En son centre trônait un autel. Son regard se posa sur la lumière bleue qui en irradiait. Un sourire carnassier lui vint aux lèvres, s’enveloppant d’une bulle de silence il s’approcha de l’autel. La lueur s’intensifia à mesure que Partak avançait, elle se reflétait dans les yeux du nécromancien. Activant la gemme verte de son anneau d’arrêt de temps il s’approcha plus avant. Il ne put faire plus d’un pas, un mur de force protégeait l’artefact qui se mit à scintiller lorsque Partak heurta le mur. Il devait faire vite, son sort d’arrêt du temps allait se dissiper bientôt. Il ouvrit une porte dimensionnelle et franchit le mur. L’objet était capable de se défendre seul, Partak s’entoura d’une sphère prismatique qui arrêta la nuée de météores que l’artefact venait de lancer, mais perdit sa couleur bleu. Un sort de désintégration lui ôta le jaune. Partak n’avait plus une seconde à perdre, déviant d’un la colonne de feu qui fonçait sur lui il enroba l’objet dans un cube de force et l’amena dans sa main à l’aide d’une conjuration instantanée de Drawmij. Il le sentait palpiter intensément. Il sortit un petit coffre d’un pli de sa robe et d’un geste fit apparaître le coffre secret dont il était la reproduction miniature. Il transféra l’artefact dans celui-ci, le ferma et inscrivit une rune de protection sur la serrure. Il renvoya le coffre dans le Plan Ethéré et franchit en sens inverse la Porte du Temps.
Au même moment Liv d’Ulbrak s’éveilla brusquement en criant : « Le Médaillon ! Non ! ». Il se leva et se précipita vers sa boule de vision. Un seul regard lui suffit pour voir que l’artefact avait disparu. Le temps des souffrances et du malheur venait de commencer.
A moins que, oui il y avait peut-être une solution...

A vous la suite...

Mardi 7 février 2006

Normalement je ne devrais pas vous conter cette histoire. En effet si elle parvenait aux oreilles de certains la face des Royaumes pourrait en être changée. La duplicité humaine est telle que depuis des siècles aucun elfe qu’il soit des bois, des collines, des marais, des plaines et surtout du monde souterrain, ne fait plus confiance aux humains. Le passé nous a appris que la morale de ce peuple a pour limite son appât du gain et du pouvoir. Il ne sait pas résister à l’envie de posséder fortunes ou richesses, la convoitise du bien d’autrui est pour lui un moteur si puissant qu’il n’hésitera jamais à trahir ses amis les plus chers, à renier sa parole sans vergogne, pour le pouvoir que lui procure la possession.

A l’heure où le soleil se levait sur les Terres Pourpres et que la ville de Pierredressée s’éveillait lentement, un étrange cavalier approchait des portes de la cité. Sa monture noire était couverte de poussière et ses vêtements aussi, ils paraissaient avoir voyagé pendant des jours et traversé la moitié du royaume. Son visage était masqué par la capuche de son manteau mais il n’eut pas besoin de l’abaisser pour que les gardes le laissent franchir le seuil, l’anneau d’or qu’il portait par dessus son gant à la main gauche était plus efficace qu’un laissez-passer rédigé par le Seigneur Hautefronde, maître incontesté des Terres Pourpres. C’était le signe distinctif de la Guilde des Archimages du Mont des Brumes, une mystérieuse confrérie dont les origines remontaient à la création des Royaumes par les Dieux, et qui étaient considérés comme les émissaires des Dieux eux-mêmes. On les disait immortels et invincibles, et personne n’avait jamais réussi à voir leurs visages, et si certains y étaient parvenus ils ne l’avaient jamais dit. La vérité c’est qu’ils appartenaient tous au peuple elfique dont la longévité n’avait aucune commune mesure avec celles des autres races vivant dans les Royaumes, les chants des bardes sur ce sujet parlaient d’une durée de vie dix fois plus longue. Mais tout le monde sait que les bardes aiment à exagérer pour enjoliver leurs histoires. Quoi qu’il en soit ces mages étaient tout puissants et personne ne se serait aventuré à se mettre en travers de leur route. Notre cavalier remonta la rue principale de la ville à vive allure, les rares Pierredressuns déjà sortis de chez eux s’écartaient rapidement sur son passage. Il arriva ainsi très vite devant la demeure de Sire Fieregard, maire de la cité et cousin du Seigneur Hautefronde par son mariage avec la fille aînée de son frère : Dame Blondépi. Il descendit de cheval qu’il confia sans un mot au palefrenier sortant de l’écurie, et frappa vigoureusement à la porte qui s’ouvrit presque immédiatement.

Terrifié à la vue de qui se tenait devant lui, le majordome qui avait ouvert la porte baissa les yeux et recula à l’intérieur pour le laisser entrer, celui ci pénétra dans la pièce et dit : Allez annoncer à messire Fieregard que l’archimage Parlevent, veut lui parler. Le domestique se retourna et monta précipitamment l’escalier qui menait aux appartements privés des maîtres de maison. Il redescendit tout aussi rapidement et pria le noble visiteur de le suivre, on allait le recevoir immédiatement. Il escorta Parlevent dans le bureau du maire, le fit s’asseoir et lui proposa un verre de liqueur de Bardinale. L’archimage accepta d’un hochement de tête et s’installa confortablement dans l’un des deux immenses fauteuils près de la cheminée. Quelques instants plus tard le majordome entra dans la pièce et posa deux verres de cristal remplis d’un liquide ambré sur la table basse séparant les sièges. Il ressortit du bureau après avoir cédé le passage à Dame Blondépi et referma la porte derrière lui. A aucun moment son regard ne s’était élevé vers le visage du visiteur. L’épouse de Fieregard s’assit face à Parlevent, une guimpe pourpre coiffait sa longue chevelure presque blanche, héritage de ses ancêtres. Les légendes des Terres du Milieu contaient avec force détail qu’en des temps reculés les Drows étaient sortis de leur monde souterrain pour combattre les humains. Mais ils avaient été vaincus : les Nains et les Elfes s’étant associés aux Humains pour repousser les envahisseurs. Plusieurs d’entre eux étaient restés à la surface et quelques uns s’étaient unis avec des Humains. Leurs descendants avaient donné naissance à la lignée de Dame Blondépi. Plongeant son regard mauve dans celui de son visiteur, elle prit un des verres qu’elle porta à ses lèvres avant de parler. Elle lui expliqua que son mari était parti hier prêter main forte au seigneur voisin qui subissait les attaques d’un groupe d’orques depuis plusieurs semaines. Ces derniers avaient encerclé le château et les réserves de nourritures commençaient à diminuer de façon dramatique. L’archimage l’interrompit d’un bref éclat de rire et lui dit qu’il était au courant et que c’était elle qu’il voulait rencontrer. Il ajouta que la situation requerrait la plus grande discrétion et qu’en aucun cas on ne devait savoir le motif réel de sa venue. Blondépi restait silencieuse, elle était inquiète et curieuse à la fois, la curiosité l’emportant elle lui demanda de s’expliquer clairement. Elle était d’un naturel entier et ne s’embarrassait guère de superstition et de peurs archaïques. Parlevent se redressa pour prendre son verre qu’il vida d’un trait et, avant de parler, il repoussa sa capuche en arrière et dévoila son visage à la jeune femme qui poussa un cri de stupeur. « Vous ? Mais qui êtes vous réellement ? »

Hélas je n’ai pas le temps de rentrer dans les détails, lui dit-il, le temps nous est compté. D’un geste de la main il fit apparaître dans l’espace une vision d’un château subissant les assauts d’orques vociférant et que les volées de flèches provenant de la forteresse n’arrivaient pas à stopper. Blondépi reconnut sans peine l’endroit : c’était là que s’était rendu son mari. Puis la vue changea, maintenant elle voyait le bosquet en retrait sur la colline dominant le château et d’où s’élançaient les prédateurs. Elle avait l’impression d’être un aigle fonçant vers le bois, elle vit une tente noire dressée au centre d’une clairière entourée de gardes : ils portaient l’uniforme des Ombres. Elle était persuadée qu’ils avaient été bannis définitivement des Royaumes lors de la grande guerre qui avait ravagé le pays il y a dix ans. Elle n’était encore qu’une enfant, mais le souvenir de cette période troublée restait gravée dans sa mémoire comme si c’était hier. Des rayons de lumière traversaient les parois de la tente et frappaient les arbres environnants qui se transformaient en orques se lançant à leur tour à l’assaut de la forteresse assiégée en hurlant. A nouveau la vision se modifia, elle était maintenant à l’intérieur de la tente et ce qu’elle vit la fit reculer instinctivement au fond de son fauteuil. Debout un sorcier vêtu d’une robe rouge et or lançait des incantations, les éclairs violets jaillissant de ses doigts s’élevaient au dessus de lui et se précipitaient vers l’extérieur. Soudain elle aperçut le visage jeteur de sorts et le reconnut instantanément, elle était horrifiée, tétanisée par la peur elle sentait les battements de son cœur s’accélérer et son souffle se raréfier, c’était sûrement cela que l’on ressentait au moment de mourir se dit-elle. Puis l’image se troubla et disparut d’un seul coup. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre conscience de la réalité, elle était recroquevillée dans son fauteuil et face à elle Parlevent la regardait sans dire un mot.

Avalant lentement sa salive elle se redressa, attrapa son verre et le vida en tremblant. Elle s’adressa à l’archimage pour en savoir plus, les mots sortaient avec difficulté, sa voix était éraillée comme si elle avait crié durant des heures et elle avait l’impression de prononcer des propos incohérents, incapable qu’elle était de rassembler ses idées. Parlevent la fixa encore un moment sans rien dire, puis il prit la parole d’un air grave, il savait qu’elle avait identifié le sorcier et lui expliqua pourquoi et comment cet homme, qu’elle croyait mort depuis des années, se trouvait là et agissait ainsi. Après lui avoir laissé le temps d’assimiler ce qu’il venait de dire, l’archimage lui demanda enfin ce qu’il attendait qu’elle fasse. Elle restait muette, petit à petit elle comprenait l’étendue de sa requête et pourquoi il s’était adressé à elle : elle seule pouvait contrecarrer les projets maléfiques de cet homme, ils étaient elle et lui du même sang. Le sorcier qui avait rejoint les Ombres n’était autre que son frère jumeau, qui avait été tué par un troll lors de la grande guerre lui avait dit sa mère. En fait il avait été enlevé par Mordoroch, seigneur des Ombres, et emmené avec lui lors du bannissement. Elevé par lui il était devenu le maître sorcier du monde des ténèbres et maintenant il utilisait ses pouvoirs pour détruire le peuple d’où il était issu. Blondépi prit la mesure de ce qu’on lui demandait et savait qu’elle ne pouvait refuser, même si elle devait y laisser la vie, la survie des Royaumes dépendait d’elle et elle n’avait jamais tourné le dos à son devoir. Parlevent attendait patiemment qu’elle lui donne sa réponse, elle vit dans son regard qu’il savait ce qu’elle allait dire avant même qu’elle n’ouvre la bouche. Une fois qu’elle lui eut donné son accord, il ôta l’anneau qu’il portait au doigt et lui expliqua comment l’utiliser avant de le glisser à son annulaire gauche. Elle sentit le pouvoir de l’objet magique se déverser en elle, elle leva les yeux vers lui et dit qu’elle était prête, qu’il pouvait la téléporter maintenant, comme il avait dit en arrivant : le temps était compté.

La lumière du jour sembla vaciller, Blondépi ferma les yeux et quand elle les ouvrit elle était sur la colline, cachée derrière un saule, à quelques mètres de la tente et des orques vociférant. Elle observa un instant l’horrible manège qui se déroulait devant elle, elle prit sa respiration et lança le sort d’invisibilité que lui avait appris Parlevent en lui donnant l’anneau. Elle s’élança alors vers le repaire du mal. Elle traversa le rang des gardes sans encombre et pénétra dans la tente. Sombrelune incantait toujours, elle s’approcha plus encore, il s’arrêta soudain et tourna les yeux vers elle, près de lui elle n’était plus invisible, et il la regardait avec un intérêt non dissimulé. La lueur qui illumina son regard fit comprendre à Blondépi qu’il savait qui elle était, elle devait agir rapidement avant qu’il ne soit trop tard, mais elle restait immobile, incapable de faire quoi que ce soit. Son frère lui sourit, il ressemblait à un chat qui savoure par avance la souris acculée dans le coin d’un grenier, et qui ne peut pas résister au plaisir de faire durer encore un peu le jeu à l’issue fatale. « Ma sœur, lui dit-il, quelle joie de vous retrouver enfin. Vous serez la première à subir ma colère, j’espère que vous en êtes flattée et que vous apprécierez l’honneur que je vous fais à sa juste valeur. » Son sourire s’effaça pour faire place à un rictus horrible, il leva les bras et commença à psalmodier. Des filaments d’énergie allaient et venaient entre ses mains, ils s’épaississaient de plus en plus et leur vitesse s’accélérait à mesure que la voix du sorcier s’amplifiait. Sombrelune poussa un cri rauque et les flux luminescents jaillirent vers Blondépi. L’ultime vocifération de son frère lui fit reprendre ses esprits et elle leva sa main devant son visage. Les rayons se dirigèrent tous vers l’anneau qui les absorba avant de les renvoyer vers le sorcier, il n’eut pas le temps de se protéger et une énorme gerbe de feu l’enveloppa instantanément. Le choc provoqué par l’absorption des filaments par la bague avait fait reculer la jeune femme et l’avait ainsi protégée de l’explosion qui avait désintégré son frère. A sa place il ne restait qu’une couronne sombre sur le sol, comme si quelqu’un avait fait un feu de joie au milieu de la tente. Elle n’eut pas le temps d’en voir plus, elle sentit à nouveau la lumière vaciller et se retrouva assise dans le fauteuil face à Parlevent.

Il la regardait reprendre ses esprits en souriant, il attendit que ses yeux se dirigent vers lui avant de lui adresser la parole : « Félicitations vous avez été parfaite, j’étais certain que vous pouviez réussir. » Blondépi restait silencieuse et immobile, elle semblait réfléchir à ce qu’il venait de dire et avant de prononcer le moindre mot, elle ôta l’anneau de son doigt et le lui tendit. L’archimage le remit au sien, il comprenait son geste sans qu’elle ait besoin de l’expliquer. Alors la jeune femme se mit à parler, elle voulait maintenant savoir qui il était, même si le fait d’avoir porté sa bague lui en avait appris une partie, elle avait besoin de l’entendre lui dire qui il était en réalité. Il sourit et lui répondit que la réalité était souvent sujette à caution, que ce qui était vérité pour l’un était mensonge pour l’autre, et qu’il n’était que ce qu’elle avait toujours su. Blondépi ne fut pas satisfaite pour autant, et elle lui demanda si il était Parlevent Archimage du Mont des Brumes ou Chanteclair Barde du Seigneur Hautefronde. Il la regarda droit dans les yeux et lui répondit dans un éclat de rire : « Les deux Madame, tantôt l’un tantôt l’autre, au gré de mes humeurs et des besoins des Royaumes. » Il lui sourit une dernière fois, remit sa capuche sur sa tête, agita brièvement la main comme si il lui disait au revoir, et disparut en un éclair. Une seconde avant il était là, une seconde après il n’y était plus. La jeune femme resta un instant figé dans son fauteuil, puis un sourire lui vint aux lèvres et elle appela son domestique pour lui demander un autre verre de liqueur de Bardinale ; après toutes ses émotions elle avait bien mérité une récompense.

Et voilà, ainsi s’achève l’histoire de Blondépi de Pierredressée, épouse de Sire Fieregard et cousine du Seigneur Hautefronde. Je devrais ajouter amie fidèle de Chanteclair, à moins que ce ne soit de Parlevent, la vérité de l’un est souvent le mensonge de l’autre non ? Et puis, personne à part l’archimage et elle n’a jamais su ce qu’elle avait fait pour sauver les Royaumes, même pas son époux.

J’espére que vous ne trahirez jamais son secret.

 

Copyright

N° 00040288

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Last Empreintes

Recherche

 
 
Blog : Internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus