Préambule

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Mercredi 6 février 2008

Cet impromptu m'a été "inspiré" par le dernier article de Z sur son Blog.
Il y est en commentaire mais j'ai eu l'envie de le déposer aussi chez moi.


La Mort est notre Ultime raison de vivre, la seule réalité de notre existence s'il n'y en avait qu'une.

Et pourtant combien de fois l'avons nous rêvée ?

J'ai connu d'autres maitresses bien plus sombres et néfastes, de celles qui vous arrachent le coeur et vous détruisent l'âme au point de ne plus croire en rien, si ce n'est qu'à une autre ultime pirouette tel le saut périlleux d'un funambule au dessus du vide.

Mais à vaincre sans péril on triomphe sans gloire...
Vendredi 18 janvier 2008
Clara regardait s'écouler lentement le sang le long de son bras, admirant les gouttes tombant l'une après l'autre sur le plancher, lorsque le filet rouge intense atteignait l'extrémité de ses doigts.

Elle contenait à grand peine l'envie irraisonnée de les récupérer du bout de la langue pour s'en désaltérer et essayer de calmer une soif qu'elle savait inextinguible une fois qu'elle s'y serait abandonnée.
Rien que d'y penser elle en avait déjà la saveur cuivrée au fond le gorge, ses lèvres s'entrouvraient imperceptiblement, elle ne savait pas combien de temps encore elle serait capable de résister.

Elle porta ses yeux sur la flaque pourpre qui s'agrandissait de seconde en seconde, une goutte après l'autre, juste pour tenter de se changer les idées.
Elle y voyait des formes changeantes et incongrues comme lorsque enfant elle regardait les nuages dans le ciel bleu de sa Provence natale.

Clara se lassa rapidement de ce passe temps, elle releva la tête et regarda Adrien suspendu par les pieds à un crochet de boucher juste au-dessus d'elle.
C'est de sa gorge - que Clara avait ouverte délicatement avec un rasoir ayant appartenu à son grand-père - que s'écoulait le sang qui tombait sur son épaule avant de finir sur le plancher.

Elle sourit, retrouvant un instant son visage d'enfant, pencha la tête, ouvrit la bouche et s'abreuva du sang de son malheureux amant.

 

Mardi 25 décembre 2007

Je me sens tout guilleret lorsqu'arrive Noël,
Je me mets à chanter en sortant mes poubelles.
Pourquoi me direz vous cette liesse soudaine,
Qu'est-ce qui motive en vous ce drôle de phénomène ?
Je vais m'en expliquer, il n'y a rien de sorcier.
C'est que tout simplement et bien naturellement,
Mes poubelles sont pleines, un vrai débordement,
De cartons chiffonnés et d'emballages froissés,
De rubans et de fils, et le tout emmêlé
Qui montrent à mes voisins combien je suis gentil,
Et que le Père Noël est passé dans mon nid.
Jeudi 18 octobre 2007

Impromptu remonté du fin fond des ténèbres...

Je le sens d'actualité icelui...

 

Le silence m'étreint comme un amant sauvage,
Qui m'envahit soudain d'un sombre et noir nuage.
Le temps se fait sans fin m'enfermant dans sa cage,
Et la douleur m'étreint dans son amour volage,
La vie en moi s'éteint, je ne fus qu'un passage.

 
Mardi 9 octobre 2007

Oldies but Goodies

J'ai écrit ce petit texte en 1975 sur un coin de canapé en rêvant à ma copine de l'époque, espèce de rêve éveillé... L'amour est un stupéfiant comme un autre non ?

 

J’ai descendu l’escalier aux cent mille marches menant au plus profond de moi.
Un instant je restais ébloui par les mille reflets irisés de mon ego, un lac aux couleurs de l’arc-en-ciel miroitait et ondulait au rythme de ma respiration. Je continuais ma descente vers la grotte de mes sentiments, la neige immaculée qui l’enveloppait totalement se transforma soudain en sable saharien, d’où émergèrent des milliers de papillons vif-argent qui se posèrent sur moi et recouvrir mon corps.
J’avançais dans ce sable chaud vêtu de mon habit de mercure, les papillons agitèrent leurs ailes tous ensemble et m’emportèrent à travers les nuages de ma timidité sur les rivages de l’Amour, où tu étais allongé ma douce enfant aux cheveux d’or. Ils me déposèrent à tes côtés sur cette plage magnifique, je t’enlaçais et nous fîmes l’amour sous le regard bleu-acier des mouettes tandis que le Soleil nous caressait de ses chauds rayons auriques.
 
Quand l’orgasme eut secoué nos corps au gré de la brise marine, nous nous lançâmes à l’eau et partîmes pour l’Ile des Amants pour nous y aimer indéfiniment.


Allez c'est une rediff' mais que ne ferais-je point pour vous faire patienter !
Mardi 28 août 2007
On s'est amusé avec Faux Rêveur à créer cet "impromptu" né d'un échange de phrases sur nos fils respectifs.
On recommencera c'est certain. En attendant qu'on en écrive d'autres et avec d'autres vous pouvez aller déposer vos com' de félicitations sur son Blog !



Harry plaqua un sourire sur ses lèvres. L'étincelle fugitive qui passa dans son regard ne trompait pas : du sang allait couler et pas obligatoirement le sien....
 
Mais son adversaire était méfiant, il allait devoir ruser... il ne se souvenait que trop de la lame plongeant vers son ventre, et déviant on ne sait comment sur une côte... La prochaine fois, il vaudrait mieux ne plus dépendre ainsi de la chance...
 
Son sourire s'épanouit... Comme disait le proverbe " 357 Magnum beats a knife"...
 
Mais Harry n'avait pas prévu que l'autre porterait un gilet pare-balles... Deux tirs pour rien, et il évita de justesse un couteau cherchant son œil droit... ça allait être chaud !
 
Il entendit une voix lui murmurer à l'oreille :
 
"Quand le héron aperçoit le renard il remercie Bouddha de lui avoir donné un bec aussi long que ses jambes."
 
Il n'hésita pas un seul instant, fléchit les jambes pour éviter une nouvelle lame et, d'un bond, plaça le canon de son Magnum derrière l'oreille gauche de son adversaire le prenant de court.

Alors Harry appuya sur la détente...
 
Mais son adversaire était rapide le bougre, très rapide, presque trop. Il faillit bien réussir à éviter le tir, encore. Mais il choisit le mauvais côté pour bouger, et la balle lui défonça le crane de part en part par l'arrière...
 
Ca y est, je l'ai eu, pensa Harry. Mais bien sûr il savait que la lutte ne faisait que commencer. D'autres que celui-là auraient vite fait de le retrouver... ainsi que sa prochaine incarnation. Il valait mieux qu'il ne traîne pas trop dans les parages...
Vendredi 17 août 2007
L'article « Anti-branché » de Patricia Parry m'a fait écrire un commentaire un peu « long » et du coup j'en fais un article chez moi.
Cela étant allez lire l'article de Patricia c'est le moins que vous puissiez faire.


Etrange comme un article peut à la fois déranger, agacer et aussi émouvoir.
Je dis article j'aurais pu dire sujet du-dit article.
Les commentaires le prouvent.

Il y a ceux qui réprouvent en bloc et qui jamais au grand jamais n'approcheront la vermine.
Il ya ceux qui s'y sont approchés assez longtemps pour savoir que l'herbe n'est pas anodine et qui sont bien contents d'avoir pris leurs distances maintenant. Se basant sur leur vécu ils réprouvent avec encore plus d'affirmation.
Il y a aussi qui ne l'ont pas approchés directement mais leurs proches, amis, voisins de pallier, etc.. et qui condamnent  aussi avec force arguties.
J'aimerai quant à moi avoir une approche un peu plus souple, moi qui suis spécialiste des extrêmes : une chose est soit blanche soit noire et le gris je ne connais pas. Je vais pourtant tenter d'être plus mesuré qu'à mon habitude.

Premier pétard 14 ans et demi - Dernier pétard il y a environ 1 an
Premier acide 19 ans et demi - Dernier acide 27 ans
Premier rail de coke 26 ans - Dernier rail  de coke 36 ans
Premier fix 27 ans et demi - Dernier fix 37 ans et demi

Si vous voulez savoir si je suis heureux de m'en « être sorti » la réponse est oui.

Car ce n'est pas pour jouer les super héros mais ce n'a pas été facile d'arrêter l'héro et croyez moi je parle en connaissance de cause.

La coke c'est plus simple d'en sortir car quand on a été habitué à un « produit » de grande qualité on préfère ne pas en prendre que de prendre de la « m... »

L'acide qui lui vous détruit de façon irrémédiable des milliers (millions ?) de neurones c'est un truc d'adolescent et on sort très vite.

Quant à l'herbe - que je trouve plus agréable que le shit - il est certain qu'en fumer tous les jours voire plusieurs fois par semaine ça « démotive » , on a envie de prendre le temps de vivre et surtout de ne rien faire, genre rester des heures assis ou vautrés dans des canapés à écouter de la musique, voire ne plus de parler

Oui aucun produit n'est "anodin", pour moi l'héro est le pire de tous car la souffrance qu'on en récolte est mille fois mille fois pire que le plaisir qu'on en reçoit.
Il faut savoir que très rapidement on ne se shoote pas pour être bien mais pour être moins mal....

Ma conclusion concernant l'herbe c'est que on peut en fumer de temps à autre comme on déguste un bon cognac à la fin d'un bon repas de nouvel an par exemple.
Mais quoi qu'il en soit  comme l'alcool l'abus est néfaste, et l'abus ce n'est pas d'en prendre en grande quantité une fois mais d'en prendre régulièrement et de façon coutumière.

Mais dans l'absolu le mieux serait de ne jamais commencer.

En tout cas bravo Patricia pour ta prise de position solidement bâtie.
Lundi 13 août 2007
Un article de mon "amie" Claire - nommé "Ne pas donner de confiture aux cochons " et que je vous encourage à aller lire - m'a inspiré ce petit commentaire.
Alors comme il me plaisait - pas de fausse modestie chez moi - et juste pour le plaisir, j'en ai fait cet article.
Merci Claire pour l'inspiration  



Mais qu'en est-il des truies ? Pour quelle raison seraient-elles mises à l'écart sous prétexte que dire d'une femme qu'elle est une truie à un côté bien plus péjoratif que de dire d'un homme que c'est un cochon.
Et je ne vous parle pas du côté "machiste primaire" quant à dire d'une femme que c'est une cochonne.

Cela me rappelle ma jeunesse quand avec un copain nous appelions nos petites amies "petites gorettes". C'était réellement un mot gentil.
Si je vous assure et elles le prenaient comme tel.

C'est du même ordre d'idée que la "phrase" de Léo Ferré qui répondit à la question posée par un journaliste après que Léo ait dit : "Les femmes sont des chiennes."

- Et vous les hommes, vous êtes quoi ?

- Nous ? Nous sommes des chiens et nous ne sommes pas contre le fait que les chiennes viennent aux chiens.


Bon je m'égare là comme disait Saint-Lazare en descendant de l'Ascenseur de 22h43 en provenance de Babylone.

Bref rendons hommage à toutes ces truies tombées au champ d'honneur en chantant : Tiens t'auras du boudin....
 

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