Michel Polnareff, celui que je nomme Michel juste Michel lorsque je parle de lui, je ne dis Polnareff que la première fois. Je ne peux pas avoir une rubrique « Coup de cœur » sans parler de lui.
Lui et moi ça remonte à longtemps, vraiment très longtemps, en 1966 très exactement.
Imaginez un village de Normandie avec ses vieilles rues en pente, il est 16h00/16h30, un petit garçon blond aux yeux bleu – à l’époque je mesurais 1m20 - qui rentre de l’école en chantant à tue-tête :
C’est une poupée qui fait non, non ,non, non,…
Une heure plus tard le même petit garçon sur le chemin de la ferme allant chercher le lait et chantant toujours aussi fort :
C’est une poupée qui fait non, non ,non, non,…
Encore une heure plus tard toujours le même petit garçon descendant la rue en rentrant du tabac où il est allé chercher des allumettes pour sa mère et chantant devinez quoi ? Oui bravo vous avez trouvé il chantait :
C’est une poupée qui fait non, non ,non, non,…
Et tous les habitants du voisinage disaient ou pensaient : Tiens voilà Alain qui rentre de l’école, de la ferme, de faire une course,…
Oui bien ils demandaient à ma mère : Tiens Alain est rentré plus tard de l’école hier, que lui est-il arrivé, il a été puni ?
Et cette passion que j’avais pour lui ne s’est jamais franchement interrompue, et j’ai été un des premiers à écrire sur son « board » lorsqu’il a créé son site que je vous encourage à aller visiter même si le fameux board n’est plus ce qu’il était à l’époque.
Je fais parti des milliers de personnes qui attendent son nouvel album et encore plus son futur retour sur scène, je pense – que dis je, je suis persuadé – que quel que soit l’endroit en France et le prix du billet j’irai le voir !
Figurez-vous que lors du Concert à L’Olympia avec la « fameuse affiche » je ne savais pas que j’allais travailler dans la rue juste à côté, et quand je dis à côté c’est juste celle d’après et mes parents ne m’ont pas autorisé à aller le voir, premier regret.
Et lors du concert à Bruxelles j’ai raté la vente des billets sur et à RTL so…. Second regret.
On a beau dire jamais deux sans trois, il faudra vraiment que je sois mort ou à l’article de la pour ne pas être devant la scène à son prochain concert.
Bon assez parlé de moi, écoutons le plutôt.
Le choix n’a pas été facile mais parmi toutes ses superbes mélodies s’il en est qui me font « frissonner » ce sont bien ces deux la.
Love Me please love me
Love me, please love me
Je suis fou de vous
Pourquoi vous moquez-vous chaque jour
De mon pauvre amour ?
Love me, please love me
Je suis fou de vous
Vraiment prenez-vous tant de plaisir
A me voir souffrir
Si j'en crois votre silence
Vos yeux pleins d'ennui
Nul espoir n'est permis
Pourtant je veux jouer ma chance
Même si, même si
Je devais y brûler ma vie
Love me, please love me
Je suis fou de vous
Mais vous moquerez-vous toujours
De mon pauvre amour ?
Devant tant d'indifférence
Parfois j'ai envie
De me fondre dans la nuit
Au matin je reprends confiance
Je me dis, je me dis
Tout pourrait changer aujourd'hui
Love me, please love me
Je suis fou de vous
Pourtant votre lointaine froideur
Déchire mon cœur
Love me, please love me
Je suis fou de vous
Mais vous moquerez-vous toujours
De mes larmes d'amour ?
Le bal des laze
Je serai pendu demain matin
Ma vie n'était pas faite
Pour les châteaux.
Tout est arrivé ce soir de juin
On donnait une fête
Dans le château .
Dans le château de Laze
Le plus grand bal de Londres
Lord et Lady de Laze
Recevaient le grand monde
Diamants, rubis, topazes
Et blanches robes longues
Caché dans le jardin
Moi je serrais les poings
Je regardais danser
Jane et son fiancé.
Je serai pendu demain au jour
Dommage pour la fille
De ce château.
Car je crois qu'elle aimait bien l'amour
Que l'on faisait tranquille
Loin du château.
Dans le château de Laze
Pour les vingt ans de Jane
Lord et Lady de Laze
Avaient reçu la Reine
Moi le fou que l'on toise
Moi je crevais de haine
Caché dans le jardin
Moi je serrais les poings
Je regardais danser
Jane et son fiancé.
Je serai pendu demain matin
Ça fera quatre lignes
Dans les journaux.
Je ne suis qu'un vulgaire assassin
Un vagabond indigne
De ce château.
Dans le château de Laze
Peut-être bien que Jane
A l'heure où l'on m'écrase
Aura un peu de peine
Mais ma dernière phrase
Sera pour qu'on me plaigne
Puisqu'on va lui donner
Un autre fiancé
Et que je n' pourrai pas
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