Sur la page blanche d’un cahier que le temps a jauni,
L’encre de mon stylo s’étend au rythme
Des vagues déferlant sur mon âme.
J’aurais voulu t’écrire les mots de la Passion,
J’aurais voulu te dire ce qui vivait en moi.
Mais la rupture a consumé mon cœur dans ses flammes,
Et plus jamais l’Amour ne reviendra visiter mon rivage.
J’ai trop souffert d’aimer pour sombrer à nouveau
Dans la démence irrationnelle de la Tendresse.
L’Amour est le soleil qui caresse nos cœurs,
Et qui détruit ceux qui s’approchent un peu trop.
Pourquoi cela se finit-il toujours par une profonde détresse ?
Et oui, à force de trop aimer j’ai connu la douleur.
L’Amour commence avec un A comme aventure,
Il continue par le M de magnétisme,
Puis vient le temps du O d’odyssée,
Alors arrive l’instant du U comme uppercut
Et il s’achève sur le R de rupture.
L’Amour devrait débuter par le A d’altruisme,
Il s’élancerait dans les cimes sur le M de majesté,
Pour atteindre l’univers du O d’Osmose.
Il connaîtrait alors le U d’ultra pur,
Le résultat serait enfin le R de réussite.
Mais voilà, le stress dans mon âme toujours habite,
Mais pourrai-je toujours vivre sans Amour ?
N’y a-t-il aucun espoir qu’il revienne un jour dans ma vie ?
Je sais, je ne sais plus et ne veut pas savoir,
Je veux rester tout seul à jamais dans le noir,
Pour oublier enfin ces amours-cauchemars,
Et voir disparaître de mon cœur la marque du désespoir.
Je t’ai écrit ces mots de Spleen venant du profond de mon âme,
En trempant ma plume dans les entailles faites par les passions-drames.
Le premier vers d’une chanson d’Higelin revient sur mes lèvres,
Alors je te l’offre en conclusion de ce drôle de poème.
« Je ne peux plus dire je t’aime, ne me demande pas pourquoi »