Tremblements
Il n’est rien de plus désagréable
Pour un homme amoureux qui se tient à la table,
Que de rentrer chez lui avec l’air titubant.
L’alcool l’a amené sur des rives colorées,
Pour mieux le laisser seul dans la réalité.
Je n’ose plus parler, ni même te regarder,
J’ai honte de mon haleine, je l’imagine nocive,
Je refuse mon regard qui est à la dérive.
Ma voix n’est plus que chevrotements,
Mes mouvements d’horribles tremblements.
Je me jure en dedans de ne pas recommencer.
Pourtant je le savais, l’alcool est ouragan,
Qui amène avec lui ruines et larmes seulement,
Apportant douleurs et malheurs, inéluctablement.
Ce soir, je suis moi-même étonné cependant,
De pourvoir écrire cela, malgré les tremblements.