Elle frappa à ma porte un matin,
Lorsque j’ouvris elle dit d’un air mutin :
Bonjour bonjour Messire Kildar,
Détrompez vous je ne suis pas là par hasard.
Je n’eus d’autre choix que de la faire entrer,
Elle avait, croyez moi, éveillé ma curiosité.
De ses yeux pétillants elle parcouru mon intérieur,
Puis sur moi elle posa son regard rieur.
Désignant un fauteuil elle me dit :
Puis je m’assoir ? Ereintée je suis.
Je me suis senti rustre je l’avoue :
Je vous en prie faites comme chez vous.
Assis sur une chaise j’étais pendu à ses lèvres,
Me fixant droit dans les yeux, elle fit monter ma fièvre,
Elle n’avait pas dit un mot que déjà j’étais scotché,
Il ne lui restait plus qu’à m’embrocher sur son épée.
Enfin façon de parler, elle était du genre pacifiste,
Avec pourtant un tempérament d’artiste.
Il était temps pour moi d’en savoir plus,
Elle allait je le sentais faire sonner l’angélus.
Je ne m’étais pas trompé,
Elle était venue m’annoncer,
Que sa mère était d’accord pour m’épouser,
Je fus je le reconnais un peu sonné.
Cette douce jouvencelle,
Cette fraîche pucelle,
Etait ma fille tout simplement,
M’informant qu’elle était mon enfant.
Elle me remit un papier portant son adresse,
Puis elle se releva et sortit en remuant les fesses,
Me laissant seul avec mon nouveau destin,
Je lui promis d’aller la voir demain matin.
J’y suis allé, m’y suis même installé,
Et je dois bien l’avouer,
Pour rien au monde je ne les quitterais,
Car ça c’est la vie, en vrai