Depuis 2 mois nous voilà replongés dans la tourmente, le maelström qui déferle dans nos cœurs, dans nos têtes, dans nos vies.
Période faite de cris et de larmes, de chagrins et de douleurs. Nous nous sommes déchirés amenant notre couple au bord du gouffre. La rupture/séparation flotte autour de nous. Tu as rencontré l'amour auprès d'un autre, un amour intense et partagé qui s'est installé à la place libérée par l'usure du temps. Le temps est assassin, cette petite phrase tourne parfois en boucle dans ma tête. Je navigue sur des flots dévastateurs. A chaque fois que je crois pouvoir sortir la tête hors de l'eau, une nouvelle vague vient m'engloutir et m'entrainer au fond.
Besoin de respirer. Incapacité à admettre que nous sommes capables de détruire ce et ceux que nous avons construits.
Comment en sommes-nous arrivés là ? La réponse est l'habitude, la routine, la vie en marge de nous. Je m'en suis voulu, et m'en veux encore de ne pas avoir « vu » arriver le désastre. Toujours cette auto-flagellation mentale qui me fait murmurer en silence dans ma tête « Je suis coupable… », qui me fait me sentir responsable de ce qui nous arrive. Le côté, tu n'as eu que ce que tu méritais.
Heureusement pour nous : Vous regarder les enfants et toi m'empêche de disparaître, de vous laisser seuls avec mon souvenir.
Heureusement aussi que nous avons cette capacité à parler, à explorer en profondeur les méandres tortueux des situations, des sensations, des sentiments. Nous savons parler même si cela nous coute et nous peine. Nous y puisons la force et la volonté de construire et d'avancer. Mais parfois le découragement nous envahit sans que nous n'y puissions rien.
Et c'est à nouveau la plongée dans les abysses…
Nous sommes si complexes, cette propension que nous avons à nous mettre dans des situations inextricables où nous nous déchirons pour parfois mieux nous reconstruire nous dévaste inévitablement.
Je ne peux me résoudre à nous perdre, je crois en la force qui est en nous, même si parfois elle semble si faible. Je refuse de baisser les bras. Je suis certain que nous sommes capables de construire cette nouvelle vie que nous avons imaginée. Bien sûr qu'il y a un risque que cela ne fonctionne pas comme nous le pensions, qu'en réalité nous nous apercevions que ce n'était pas ce que nous croyions et qu'alors il ne nous reste plus que la pire extrémité nommée rupture/séparation. Oui, c'est vrai, mais au moins aurons-nous essayé !
Nous avons émis des idées, il nous faut maintenant les concrétiser, les passer dans le domaine de la réalité, et pour ce faire établir rapidement un schéma de mise en œuvre.
Construisons ensemble ces nouveaux espaces de vie. Pour ce faire, il va nous falloir de l'argent, du courage et surtout de la ténacité.
L'argent, nous le trouverons, il suffit de réfléchir aux possibilités de le trouver et à quelle échéance.
Le courage, puisons-le en nous et dans l'envie d'atteindre l'objectif fixé.
La ténacité, nous l'avons toi et moi, c'est une de nos composantes principales.
Alors dis-moi que tu es prête à tenter l'aventure, qu'il n'est pas trop tard.
Soyons forts, soyons fous, soyons nous…