Intérieur bureau. Néons. Ronronnements sourds et bureautiques. Voix off kaléidoscopant dans ses oreilles.
Il est là. Il arrive. Pas feutrés sur la moquette. Regard flou et translucide. Il ne voit personne. Ses yeux traversent les humains qui l’environnent. Il s’assied. Mécanique huilée à la perfection. Geste automatique. Regard circulaire. Il a une pensée émue et flottante pour sa maîtresse de fer.
"C’est une fille au coeur d’acier..." Higelin lui titille les tympans. Chaleur au ventre, froideur à l’âme. Mortel piège est cet amour. Atterrissage violent. Images brouillées. Perception de la réalité quotidienne. Qui est il ?
Sensation de la précarité humaine. Quelle est la main géante qui le fait se déplacer sur l’échiquier terrestre ? Aucun avenir. No future. Futilité de l’espace temps. Lumière crue. Eblouissement. Visions fugaces. Cocon familial. Douceur de vivre. Joies sans pareilles. Rupture obligatoire. Pourvoi rejeté. Tribunal d’exception. Adieu. Sourire béat. Enfin libre. Pensée émue et pitié intense. Larme à l’oeil. Pierrot sourit. Spleen et idéal. Baudelaire le maître. Face cachée du miroir. Envol rapide. Mais quelle est la réalité ? Où est la Vérité ? Savoir franchir le pas. Remise en question perpétuelle.
Séparation définitive. Pourquoi faut il souffrir pour être heureux ? Mais ces souffrances s’oublient. Et le bonheur réjouit. Amnésie joyeuse. Etre libre et sourire. Obligation première. L’Amour est un coucou. Le nid chaud d’un amour parti est le meilleur abri pour un amour qui naît. Choix effectué.
Ouverture des yeux. Mutation du regard. La transparence s’opacifie. Un autre homme est né. Il a choisi sa réalité.