Mes écrits, mes "dessins", mes coups de coeur, mes humeurs,... Bref ce qui transparait de moi à travers mes "créations"
Confortablement installé dans un fauteuil, sirotant un Gin bien frais, j’observe un spectacle ridicule à souhait. Celui de ces humains se trémoussant sur une piste de danse. Prenez un village de vacances lors d’une soirée dite dansante, ou la discothèque d’un lieu de villégiature estival, et regardez. Ils sont là, vous ne pouvez pas les rater. Se déhanchant tels des ours patauds et grotesques, ils essaient en vain de retrouver leurs 20 ans. Imitant la bande d’adolescents qui, même si ils ne suivent pas le rythme de la musique, restent gracieux.
Admirez les sur « La danse des canards », ils s’éclatent ma parole ! Puis ils enchaînent sur « Viens boire un p’tit coup à la maison », qui dans leur esprit lubrique - car avouons le, ils ne sont là que pour ça - signifie
« Viens tirer un p’tit coup dans mon salon ! », le tout avec gestes et bruits glauques à l’appui. Un air de lambada pour qu’ils s’humectent les genoux, un beau lavabo, un laid bidet pour situer le contexte, et ils se terminent avec la « socca dance », danse apologie de la levrette chantée, qui met de l’émoi dans les caleçons et de l’humidité sous les jupons.
Le disc-jockey ayant l’habitude de ces plantigrades « estiveaux », les achève par la sacro-sainte série de slows. Ils reprennent leur souffle et concluent avec force bave la conquête de leur partenaire.
Y a pas à dire, le ridicule ne tue pas. Et c’est parfois bien dommage !
Garçon, un gin ! C’est pour oublier que je suis de leur monde...