Là-bas, de l’autre côté de la Méditerranée, des vagues de révolte brassent l’Afrique.
Au Gabon il n’y a plus de bons petits gars. Port-Gentil n’en a plus que le nom ! Les paras français vont jouer la force dissuasive auprès des rebelles, histoire de rassurer nos compatriotes expatriés qui sentent venir l’exode. Jean Dupont se demande si, lorsqu’il a quitté l’Algérie en 1962, il a bien fait de venir s’installer ici. C’était reculer pour mieux sauter ! Pourvu que ce ne soit pas sur une bombe...
Le président Bongo - qui a choisi son nom afin que ce soit plus facile à nos pauvres esprits français de l’associer avec Gabon - joue les gros bras. Ne vous inquiétez pas, j’ai la situation bien en main, je n’ai pas besoin de vos parachutistes, je m’en sortirai tout seul, je suis un grand garçon maintenant.
Et dans 3 mois, lui ou son successeur viendra sonner à notre porte pour avoir du fric. Les temps sont durs pour les peuples en voie de développement...
Je prie Dieu qu’il n’y ait pas un tremblement de terre au Gabon dans 6 mois !
Et les américains, qui riaient sous cape en nous regardant expédier nos mercenaires, ... heu nos paras, les voilà qui envoient des bateaux au Liberia pour évacuer leurs yankees. Et oui, même avec un nom pareil, la liberté n’est plus ce qu’elle était !
Pendant ce temps là en Afrique du Sud, on annonce la réconciliation des Noirs et des Blancs...
L’Afrique est vraiment un continent plein de contradictions !