Une secousse tellurique d’amplitude 7.65 sur l’échelle de Smith & Wesson vient de secouer les rangs de nos braves amis de la police.
Imaginez que le distingué Ministre de l’Intérieur parle de leur retirer leur arme. C’est comme si il avait annoncé aux gardiens de la paix qu’il allait les émasculer, en faire des eunuques... Leur ôter leur pistolet, à moins que ce ne soit leur revolver, c’est leur enlever leur virilité - du moins l’image qu’ils en ont - c’est vraiment leur couper leur « service 3 pièces ».
En fait, le Ministre vient de reformer les polices municipales, ces milices communales qui sont à la police ce qu’est Stallone à l’armée américaine, des Rambos de carton pâte, des cow-boys d’opérette. Anciens loubards passés de l’autre côté du mur, ils ont l’autorisation de déambuler un pétard, non pas à la bouche, mais sur la hanche, le regard torve derrière des Ray-Ban passées de mode, et la moue dédaigneuse style Robert de Niro dans « Taxi Driver ». Ils n’impressionnent qu’eux mêmes et passent plus de temps à s’admirer devant leur miroir que Travolta dans « Saturday Night Fever »...
C’est à ces machos de fêtes foraines que vous voulez enlever leur flingue Monsieur le Ministre ! Ah que vous êtes cruel ! Vous allez leur ôter leur unique raison de vivre... Un bon geste Monsieur, supprimez leur seulement les balles, cela ne se verra pas, et ils pourront ainsi continuer à exister et aider nos vieilles mamies à traverser la rue.