Mes écrits, mes "dessins", mes coups de coeur, mes humeurs,... Bref ce qui transparait de moi à travers mes "créations"

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Noire comme ton âme - Episode 1

Profondément installé dans son fauteuil en cuir couleur havane, il écoutait les récriminations s'échappant en flots continus des lèvres pulpeuses de la jeune femme allongée sur le divan face à lui. Il n'entendait pas les mots ne les écoutant pas.
Il "voyait" une occupation totalement différente pour cette bouche qui s'ouvrait et se fermait, lui laissant apercevoir de temps à autres l'extrémité de sa langue : il imaginait celle-ci lui procurant des sensations d'un tout autre registre.
Ses "visions" étaient d'une telle intensité que d'incessantes vagues de chaleur ondoyaient au creux de son ventre.

Les amours infidèles finissent toujours dans les poubelles !

Il sursauta oubliant sur-le-champ ses pensées érotiques, son regard quitta les lèvres et s'accrocha à celui de sa patiente : ses yeux brillaient de colère. A tel point qu'il eut l'impression de les voir étinceler.

 

"Mais encore ?" murmura-t-il.

 

Le calme -purement apparent- de sa voix créait un tel contraste avec le ton quasi hystérique de sa patiente qu'icelle se rallongea lentement sur le sofa et reprit paisiblement son récit.

 

Comment a-t-il pu me faire ça ? J'aurais tout abandonné pour lui, que dis-je, j'ai failli le faire après l'avoir revu l'été dernier, j'avais même été jusqu'à tout raconter à mon mari, lui dévoilant toute ma fourberie, lui avouant tous ces mensonges l'un après l'autre, toutes ces histoires inventées par ce démon manipulateur qu'était mon amant sous couvert de ne pas faire souffrir l'autre : celui que je cocufiais allégrement, joyeusement, sans aucun remord et avec le plus grand plaisir.

Elle s'arrêta de parler un instant, comme si elle réfléchissait aux paroles qu'elle venait de prononcer, puis les mots surgirent à nouveau de ses lèvres qu'il ne regardait plus de la même manière.

Enfin je reconnais que tout n'était pas rose, la distance entre nos lieux de résidence respectifs était à elle seule génératrice de petits grains de sable qui peu à peu grippèrent les rouages de notre relation.

Lyon a beau être à moins de 2 heures de Paris en TGV, l'aller-retour dans la journée n'est possible qu'exceptionnellement, surtout quand on a comme moi mari et enfants et qu'en face se trouve une configuration similaire au nombre d'enfants près : Il menait par 3 fils à 2.

Pourtant notre histoire semblait bien partie.

Je me souviens de notre première rencontre il y a deux ans au mois de mai, lorsque je dis rencontre je veux dire dans la vie réelle -In the Real Life-, il y avait déjà plusieurs mois que nous discutions, parfois des soirées entières, sur MSN avant de franchir le pas et de décider de nous retrouver à Grenoble pour le Festival du Court Métrage.
Fan de cinéma tous les deux -un des premiers points communs que nous étions découverts- avec des conjoints totalement fermés au 7ème Art : c'était l'occasion rêvée pour un rendez-vous qui nous mènerait, nous le savions et l'espérions presque inconsciemment, à l'adultère.

Il était passé me prendre à Lyon puisque c'était sur la route pour se rendre à Grenoble.

Lorsque mon portable vibra je me mis à trembler plus fort encore, il était arrivé et m'attendait devant l'entrée du Parc de la Tête d'or, soit à moins de 100 mètres du portail d'entrée donnant sur mon jardin, autant dire qu'il ne me restait qu'à peine 3 minutes pour me reprendre et perdre cette expression de collégienne se rendant à son premier rendez-vous.

Mais n'était ce pas le cas en quelque sorte : en 10 ans de mariage c'était la première fois que je mentais à mon mari, mensonge par omission certes - je ne lui avais pas dit que je n'allais pas seule à ce festival...

 

 

Il ferma à nouveau les yeux et visualisa ce premier face à face, ne sachant pas quel visage pouvait bien avoir l'amant il lui prêta le sien. Il le vit descendre de son Nissan Xtrail pour l'accueillir elle de façon galante sans être empressé, lui prendre son sac de voyage des mains, lui ouvrir la portière passager, l'aider à monter, fermer derrière elle, ouvrir le coffre, y glisser le bagage prés du sien, refermer le coffre, venir s'assoir au volant et tout cela sans prononcer un mot. Il l'imaginait croisant son regard et esquissant un sourire du coin des lèvres, elle le lui retournant en plissant les yeux, tournant la tête et fixant la route droit devant elle, alors lui démarrait et s'intercalait dans la circulation fluide à cette heure de la journée.

Les amants en puissance restèrent silencieux durant une demi-heure sans échanger ne serait ce qu'un regard en coin et bien évidemment ils commençèrent à parler au même instant.

 

Vous...heu... tu n'as pas eu trop de mal à trouver pour venir chez moi ?

Tu as réussi à dormir toi cette nuit ?

Non grace à Mapy.

Non je n'arrivais pas à arrêter de penser.

 

 

Silence à nouveau.

 

 

Nous n'avons repris le dialogue - c'est moi qui lui ai demandé si l'hotel où il avait réservé UNE chambre était loin du Palais - qu'à l'entrée de Grenoble.

Croyez-moi trois quarts d'heure en "tête-à-tête" dans une voiture, aussi spacieuse soit-elle, sans prononcer un mot c'est long !

L'hotel étant à 150 mètres du Palais nous avons laissé sa Nissan au parking et nous nous y sommes rendus à pieds.

Après avoir visionné 5 films, assisté à 2 cocktails promotionnels et discuté avec de parfaits inconnus, nous sommes rentrés dîner au restaurant de l'hotel. Et c'est juste avant d'entrer dans le hall qu'il s'est arrêté, qu'il a pris ma main pour me tirer à lui et m'embrasser avec une tendresse à la hauteur de nos échanges sur Internet.

Sans nous consulter nous avons décidé de faire l'impasse sur le dîner et de monter directement dans la chambre. Les 3 étages en ascenseur ne furent qu'un long et profond baiser, mon ventre appelant le sien. Sans quitter mes lèvres des siennes il ouvrit la porte de la chambre et, collant son bassin au mien, me fit reculer à l'intérieur...

 

 

 

Bon et bien on va s'arrêter là pour aujourd'hui.

 

 

Cette phrase prononcée d'une voix monocorde la ramena à la réalité l'obligeant ainsi à remiser ses souvenirs dans un coin de sa tête jusqu'à la prochaine séance, dans une semaine.

Episode Deux.

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L
Je commence à peine (je serais tentée de sauter des chapitres pour en savoir plus, plus vite...) et le style narratif assez déstabilisant me plaît beaucoup quoique je bute un poil sur le passé simple employé par la patiente. (Marie-Chantal?) . Les psy sont des gens soumis aux faiblesses et la tentation comme le commun des mortels. Et voire plus si les troubles mentaux deviennent une obsession. Ils peuvent endôsser, par exemple, la personnalité de certains de leurs patients. ( Les yeux de Laura Mars, Pulsion et autres histoires tout aussi inattendues...)
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K
<br /> Cool !<br /> J'adore que "vous"lisiez mes textes et surtout quand vous faires des commentaires.<br /> <br /> C'est vrai que le passé simple donne à la patiente un air un peu "figé/empesé", mais c'est lié au côté narratif.<br /> <br /> Bon now va falloir que je me reprenne en main sinon tu vas bientôt rejoindre le "clan" des "On veut la suite !!!"<br /> <br /> Merci de ton empreinte constructive et éclairée.<br /> <br /> <br />
F
bah! moi ça me gêne pas l'allusion au "bassin" pourtant je suis d'une nature non pas prude mais assez "réservée" mais le ton adopté pour la narration me semble assez juste par rapport à deux personnes s'embrassant dans un ascenceur pour se diriger vers leur chambre ) et puis les idées du psy faut pas être hypocrite : il y a là beaucoup de réalisme :-) bizarre que ce soit des hommes ou des psy qui le réfute! suis curieuse de "voir" pourquoi elle trompe son mari (mais tu fais comme tu veux! :-) )<br /> big bisous
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K
Merci Fab !La lecture des épisodes suivants devraient répondre à ta question... Enfin en partie.... Elle n'a pas encore tout dit à son Psy ;-)
M
Je n'avais pas encore regardé par ici...J'imagine que ça doit bien exister des psy dans ce genre... même si on a pas le droit...Est-ce que chacun ne fait toujours que ce qui est autorisé ?...C'est chaud ton truc quand même, Pour une fille aussi sage que moi !bonne soirée kildar:0010: 
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K
Oui ça doit exister....Après tout nous sommes simplement des êtres humains 8-)Tu peux lire la suite c'est moins "chaud"... Il y en a encore 7 épisodes et je n'ai pas fini...D'ailleurs Claire serait là elle me rappelerait qu'elle attend la Suite 8-)Merci de ton empreinte...:0010:
C
Ah, elles en ont tellement dit........Me trompé-je ou ton auditoire n'est-il que féminin pour l'instant??????<br /> OK ,un psy ne doit pas être comme ça mais c'est pas un pb........son esprit a bien le droit de folâtrer un peu, on verra la suite, s'il passe à l'acte........ordre des médecins....je plaisante. Et puis c'est de la fiction!<br /> Vrai qu'on sent bien la "patte" du même auteur, le même suspense psychologique qui vient peut-être aussi de la manière de découper le récit, hé, hé, rusé Kildar........<br /> La dernière phrase? C'est vrai que le "poussa du bassin" ce serait à revoir. Oh, pas de pb de compréhension mais un peu "maladroit "comme expression ........Au début j'ai du mal à faire aller le mot "récriminations" avec "lèvres pulpeuses" vu le débit qu'elle doit avoir mais là.........c'est toi qui vois, tu l'as peut-être voulu???????<br /> Comme le disent les autres ça fait plaisir de pouvoir pinailler sur un texte où tous les mots ont été choisis soigneusement contrairement à tout ce qu'on écrit n'importe comment sur internet. On déguste le privilège de lire en prenant son temps.Merci, Kildar, tu nous gâtes en nous faisant partager. Bises d'Elisabeth
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K
Peut-être est ce parce que la gente féminine est plus "sensible" à ce que j'écris...<br /> La "patte" j'aime bien cela fait empreinte, marque,... j'aime bien ;-)<br /> Oui je vais changer cette tournure plus que maladroite.<br /> Merci de me dire que je vous gâte, sincèrement rien que pour cela mon but est atteint.<br /> Bises à toi.<br /> P.S. : Now tu me dis ce que tu penses du Chapitre Deux - 1ère partie 8-)
B
Je te le dis Kildar, moi qui suis psychiatre: oui le psychiatre doit rester neutre, mais heureusement qu'on peut écrire ce qu'on veut dans un roman!
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K
Merci de cette confirmation :-)<br /> Comme je le disais au dessus oui je savais. Heureusement pour moi on peut comme tu le dis écrire ce qu'on veux dans un "roman".<br /> Puis d'après les spécialistes de la TV ça fait monter l'audimat ce genre de "dérive" 8-)
O
Il faut toujours un fauteuil en cuir havane mdr!! je confirme  lolhehe je fais des études de psycho pour devenir psy mon cher Kildar...et nan les psy ils fantasment pas sur leur patient, ça s'appelle une faute professionnelle, mdr, même pas le droit de fantasmer parce que sinon le patient le  ressent et ça fausse toute la thérapie!si un patient te plait ben faut tout  arreter;-)Bon dimanche Kildar, j'attend la suite avec impatience... des deux d'ailleurs!
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K
Merci de cette confirmation Ore'.<br /> Venant d'une future psy c irréfutable ;-)<br /> Je sais il se trouve que sans être psychiatre ni psychologue, ni neuro-psychiatre - ça c'était mon analyste - il est des choses plus que déconseillées dans la relation analysant/analysé, mais dans le domaine de l'imaginaire rien n'est impossible ni même relevant du domaine de la science-fiction.<br /> Bon lundi à toi et pour ton attente je vais faire le maximum... pour les deux ;-)
B
eh bien, eh bien... ça existe des psychiatres qui fantasment comme ça?
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K
Bien sur que oui  : la preuve ;-)<br /> C'est le prvilège de l'auteur de créer et d'imaginer des situations et des personnages qui vivent et existent selon son bon vouloir.<br /> Benabar dans une chanson qui s'appelle "Porcelaine" dit :<br /> Enfin comme prévu t'es tombé raide dingue de ton psyC'était l'image du père un complexe oedipien enfoui Il a gâché votre première nuit qui devait être la plus belleEn débarquant dans la chambre vêtu de porte-jarretelles! <br /> Alors rien d'impossible ni d'inimaginable ;-)<br /> Merci de ta visite.
S
Il pas mal dutout :)j'ai bien aimé la presition sur son foteuil havane lol
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K
Merci j'espère que j'arriverai à écrire une suite qui soit aussi "bien" 8-)<br /> Oui c'est la précision du détail qui fait crédible, on imagine mieux le psy ainsi et aussi parce que - c Ore' qui me l'a dit - que tous les psy ont un fauteuil en cuir havane ;-)
B
Et bien je n'avais pas encore jeté un oeil (ni les deux hi hi) sur tes écrits, et ma foi c'est pas mal du tout ! Tu sais tenir tes lecteurs en haleine ;-)C'est vrai qu'être psy.... ça doit être pénible parfois, surtout dans ce genre de situation...Et je décline ton offre de casting eh eh ;-) Bises, passe une bonne soirée !Bool
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K
Ah je vois que tu as comblé une grande lacune : ne pas lire mes écrits ;-)<br /> Merci merci...<br /> Pas de souci ct  une offre gratuite 8-)<br /> Bises à toi et bonne soirée
O
Ah ouai c'est les feux de l'amour lolle psy qui fantasme sur sa patiente c'est pas très pro... attention je vais me vexer ;)toujours aussi bien écrit on attend la suite au prochain épisode!gros zibou
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K
Hé hé je savais que ça te plairait ;-)<br /> Ton chéri il est psy ?<br /> Ou c'est toi ?<br /> Merci tes commenatires sont toujours aussi agréables.<br /> Kiss and so on...